Tuesday, July 29, 2014
L’attente
Quand je ne te vois pas, le temps m’accable, et l’heureA je ne sais quel poids impossible à porter :Je sens languir mon coeur, qui cherche à me quitter ;Et ma tête se penche, et je souffre et je pleure.Quand ta voix saisissante atteint mon souvenir,Je tressaille, j’écoute… et j’espère immobile ;Et l’on dirait que Dieu touche un roseau débile ;Et moi, tout moi répond : Dieu ! faites-le venir !Quand sur tes traits charmants j’arrête ma pensée,Tous mes traits sont empreints de crainte et de bonheur ;J’ai froid dans mes cheveux ; ma vie est oppressée,Et ton nom, tout à coup, s’échappe de mon coeur.Quand c’est toi-même, enfin ! quand j’ai cessé d’attendre,Tremblante, je me sauve en te tendant les bras ;Je n’ose te parler, et j’ai peur de t’entendre ;Mais tu cherches mon âme, et toi seul l’obtiendras !Suis-je une soeur tardive à tes voeux accordée ?Es-tu l’ombre promise à mes timides pas ?Mais je me sens frémir. Moi, ta soeur ! quelle idée !Toi, mon frère ! … ô terreur ! Dis que tu ne l’es pas !
Marceline Desbordes-Valmore
L’attente

Quand je ne te vois pas, le temps m’accable, et l’heure
A je ne sais quel poids impossible à porter :
Je sens languir mon coeur, qui cherche à me quitter ;
Et ma tête se penche, et je souffre et je pleure.

Quand ta voix saisissante atteint mon souvenir,
Je tressaille, j’écoute… et j’espère immobile ;
Et l’on dirait que Dieu touche un roseau débile ;
Et moi, tout moi répond : Dieu ! faites-le venir !

Quand sur tes traits charmants j’arrête ma pensée,
Tous mes traits sont empreints de crainte et de bonheur ;
J’ai froid dans mes cheveux ; ma vie est oppressée,
Et ton nom, tout à coup, s’échappe de mon coeur.

Quand c’est toi-même, enfin ! quand j’ai cessé d’attendre,
Tremblante, je me sauve en te tendant les bras ;
Je n’ose te parler, et j’ai peur de t’entendre ;
Mais tu cherches mon âme, et toi seul l’obtiendras !

Suis-je une soeur tardive à tes voeux accordée ?
Es-tu l’ombre promise à mes timides pas ?
Mais je me sens frémir. Moi, ta soeur ! quelle idée !
Toi, mon frère ! … ô terreur ! Dis que tu ne l’es pas !

Marceline Desbordes-Valmore

Monday, July 28, 2014
Sunday, July 27, 2014
mroblivion:

istantanea Jessica Silversaga

mroblivion:

istantanea Jessica Silversaga

Saturday, July 26, 2014
Je crie ton nom allemand. Seulement ton nom.
Je n’ai plus qu’une seule mémoire, celle de ton nom.
Marguerite Duras - Hiroshima mon amour
Friday, July 25, 2014
Nul autre soleil que toi n’a éclairé mon ciel ;Nulle autre étoile n’a jamais brillé pour moiTout le délice de ma vie en ta vie avait sa source -Tout le délice de ma vie est dans la tombe avec toi !Mais quand eurent disparu les jours de rêves dorésQuand le désespoir même s’avéra impuissant à détruireAlors j’ai appris comment chérir l’existenceLa nourrir et l’aguerrir - sans l’aide de la joieAlors j’ai refoulé les larmes de la passion vaine,Sevré ma jeune âme de la nostalgie de la tienne ;Sévèrement lui ai dénié son ardent désirDe se hâter vers cette tombe déjà plus que mienne !(…)Comment pourrais-je rechercher encore un monde vide ?Emily Brontë

Nul autre soleil que toi n’a éclairé mon ciel ;
Nulle autre étoile n’a jamais brillé pour moi
Tout le délice de ma vie en ta vie avait sa source -
Tout le délice de ma vie est dans la tombe avec toi !

Mais quand eurent disparu les jours de rêves dorés
Quand le désespoir même s’avéra impuissant à détruire
Alors j’ai appris comment chérir l’existence
La nourrir et l’aguerrir - sans l’aide de la joie

Alors j’ai refoulé les larmes de la passion vaine,
Sevré ma jeune âme de la nostalgie de la tienne ;
Sévèrement lui ai dénié son ardent désir
De se hâter vers cette tombe déjà plus que mienne !
(…)
Comment pourrais-je rechercher encore un monde vide ?

Emily Brontë

(Source: lehroi)

zeroing:

unusually natural
Thursday, July 24, 2014
Wednesday, July 23, 2014
Tuesday, July 22, 2014
Marco Onofri